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Les 5 restos de la fin de saison

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Gustave a du mal à choisir. Opter pour cette table range inévitablement celle-ci au rayon des oubliées et comme on ne peut pas tout faire, la sentence l’emplit de culpabilité. Rosalie n’a pas ce problème. Cruelle ? Peut-être, n’empêche que parmi la foultitude de nouveaux restos, neo-bistros et autres cuisines tendances arrivés jusqu’à elle depuis la rentrée, seules quelques enseignes proposent réellement des plats à hauteur de leurs additions.

 

Sûre de son goût (il n’y a qu’à regarder Gustave), l’experte a donc fait le tour de la ville, posé ses fesses sur moult chaises et banquettes et s’en va vous débriefer un peu tout ça. Résultat, un topo des cinq salles à découvrir cet hiver et dont vous pourrez être certain qu’elles ne vous décevront pas. Choisir c’est renoncer ? Pas de problème, Rosalie a renoncé pour vous.

Petit frère

Oui, c’est vrai, il est tout à fait superficiel d’aimer dire aux gens qui découvrent une nouvelle table que vous avez mis vos pieds dessous il y a des mois. Mais c’est agréable. Et ça pourrait bien vous arriver avec le Caillebotte, petit frère du Pantruche, qui réinterprète les classiques familiaux avec une série de plats à la pose tellement instinctive que Gustave ose à peine toucher son assiette tellement c’est joli. Huîtres Roumégous flashées vapeur, œufs pochés, jus de poulet, foie gras à la langoustine…. les produits sont d’une impeccable fraîcheur et dégagent autant de sincérité que cette cuisine ouverte qui ne cache rien. La carte est à l’aise dans le présent. Vous êtes au top dans le futur.

 

Restaurant Caillebotte

8, rue Hippolyte-Lebas, Paris 9ème, 01 53 20 88 70

Métro : Le Peletier / Notre-Dame de Lorette / Saint-Georges / Cadet

Ouvert de 12h30 à 14h30 et de 19h30 à 22h30. Fermé samedi et dimanche

Vitesse et précision

Le bar est lumineux, formé en U comme à Tel Aviv et la cuisine efficace et rapide. Vous êtes au BAT (ça veut dire Bar à Tapas) et tout ici respire la minutie et la vitesse. Dans de petites assiettes, envoyées comme des étoiles de ninja, vous voyez défiler une tonne de bonnes choses. Veau à la crème de raifort, saumon à la crème de vodka, bœuf de Galice extra tendre, mostarda et vieux parmesan… Recettes de punchlineur qui envoient à Gustave ce salvateur message : la cuisine ça peut aussi aller vite. Alors trêve de fausses excuses pour ne rien faire quand sonne l’heure du dîner.

 

Restaurant Le BAT

16, boulevard Montmartre, Paris 9ème, 01 42 46 14 25

Métro : Richelieu Drouot / Grands Boulevards

Ouvert de midi à 15h et de 17h à 23h. Fermé samedi midi et dimanche

L′alchimiste

Parfois les mélanges ne fonctionnent pas. Un ingrédient fait de son mieux, mais se noit dans les autres et au final plus rien n’a de goût. Et parfois, seulement parfois, l’alchimie prend à la perfection. Comme la rencontre entre Daï Shinozuka et la gastronomie française. Ce chef japonais, plutôt costaud niveau bectance hexagonale, s’est installé aux Enfants Rouges et a réussi, sans faire disparaître l’identité « vins de table » de l’endroit, à l’agrémenter d’une carte au top. Crème de homard, poitrine de veau braisée et rôtie, saumon mariné aux agrumes, champignons de Paris au lard… Autant de preuves que la volupté française gagne à fréquenter la précision nippone. Une association qui cartonne. Comme vous avec le beau type en train de payer l’addition. 

 

Restaurant Les Enfants Rouges

9, rue de Beauce, Paris 3ème, 01 48 87 80 61

Métro : Arts et Métiers / Filles du Calvaire / Saint-Sébastien-Froissart

Ouvert de midi à 14h30 et de 19h à 22h30. Fermé le mardi.

Le Bistro Bellet

Gustave, ce qu’il aime par-dessus tout, c’est déjeuner chez Mémé. Et Mémé, ce qu’elle aime par-dessus tout, c’est déjeuner avec Gustave. Mais pas avec vous. Du coup, allez savoir pourquoi, le RER B vous coupe vite l’appétit. Au contraire du Bistro Bellet, dernier spot de la rue du Faubourg Saint-Denis, où vous pourrez mettre le petit-fils à sa mamie devant une blanquette de veau au goût étrangement familier qui lui fera vite oublier son arbre généalogique. Pour vous, il y aura l’embarras du choix : échine de cochon, noix de Saint-Jacques, dos de cabillaud… Cerise sur le gâteau avec le menu « Duo » qui partage une entrée ou un dessert. Et tant pis si, par votre faute, le téléphone de Mémé ne sonne pas de la semaine. Elle ne pouvait pas vous sentir de toute façon.

 

Bistro Bellet

84 rue du Faubourg Saint-Denis Paris 10ème, 01 45 23 42 06

Ouvert du mardi au samedi de 18h30 à minuit.

Réservation vivement conseillée. Menu duo 32 € par personne

L′adresse secrète du XXème

« Non pas un italien, japonais non plus, malgache ? Non ça me dit rien… » Gustave est un peu compliqué ce soir. « J’ai envie de quelque chose de différent, mais quoi exactement je ne sais pas… » C’est le moment de dégainer cette adresse secrète. « Mets ton manteau on y va ! » Direction le Chatomat, un petit restaurant caché dans une rue du XXe. Les yeux rivés sur la carte, le bougon retrouve le sourire : œuf mollet, crème d’artichaut, blettes, coquillages et lard de cochon noir de Calabre ou encore carré de cochon de lait, salsifis glacé au thé fumé, pissenlit et œuf de lompe… Pas peu fière de son coup, Rosalie s’imagine en Superwoman. Non pas parce qu’elle a sauvé la soirée, mais tout simplement parce que Gustave est en ce moment même assis tranquillement dans le XXe. Et ça c’est un exploit.

 

Restaurant le Chatomat

6 rue Victor Letalle Paris 20ème, 01 47 97 25 77

Ouvert du mardi au samedi

Réservation vivement conseillée

Entrées entre 10€ et 12 €, plats entre 20€ et 25 €, desserts entre 5€ et 10 €

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